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27.03.2008

Départ soudain...

    Voilà plus de 2 ans et demi que je suis auxiliaire de vie scolaire et enfin - ENFIN - le bout du tunnel est arrivé. Je vais démarrer une vraie formation pour avoir un vrai métier avec un vrai salaire.

    Je n'aurais pas pensé réagir comme ça mais ce matin, j'ai comme une boule au niveau de la gorge. C'est que j'ai dû annoncer mon départ avec cette boule dans la gorge aux enfants, aux instits... puis à la jeune fille de la cantine qui a méchamment réprimé son envie de pleurer.

    Alors bien sûr, j'ai ressenti une gêne dans la salle des maîtres quand on m'a assailli de questions pour justifier ce départ si soudain... mais pour une fois je n'ai pas cherché à cacher mon trop plein émotif... et je me suis livré aux regards tel que j'étais. 

 

24.03.2008

Comme une prière...

 

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    Faire du ménage c'est aussi savoir se débarrasser de certaines personnes...

    Certaines fréquentations peuvent vous épanouir tout comme d'autres vous être toxiques.

    "S***, toi qui es mon meilleur ami, toi aussi tu devrais faire cet effort et ROUNDUPiser cette personne qui te rabaisse devant nous, profite de toi et finalement te hait.

    Je ne supporte plus ces humilaitions en public, ces tortures psychiques auxquelles tu te soumets sans mot dire, sans le maudire.

    S***, tu ne vois donc rien ? Pourquoi ? As-tu peur de la solitude ? Prends-tu goût à être maltraité de la sorte, comme dans un délire masochiste ?

    Je t'en prie, réveille-toi ! Ce n'est qu'un mauvais rêve et toi seul a la solution... "

     

22.03.2008

Nettoyage de printemps

  

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    En ce moment, un grand changement s'opère dans ma vie : je jette, je me débarasse de tout ce que je n'utilise pas :  lettres, cartes de voeux, cartes postales, négatifs, tickets de métro, de bus, de train... revues gay...

    Jusqu'à présent, un attachement invisible m'avait empêché de jeter tous ces souvenirs qui m'emcombraient et qui prenaient la poussière.

    Un héritage maternel me posait cet interdit : tu ne jetteras rien et tu voueras un culte inconditionnel à ces reliques.

    Mais bon, je crois que je suis un être souple - finalement - et que moi aussi je peux changer, évoluer et m'affranchir de cet héritage maternel.

    Le zen m'a aussi appris à vivre ici et maintenant et à ne pas m'attacher à quoi que ce soit, à ne pas regarder derrière moi.

    Alors, en ce début de printemps, je jette... et je me sens plus léger. 

     

21.03.2008

Les trois garces

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    Ca y est, je l'ai fait...

    J'ai été bien poli, bien habillé aussi.

    Elles étaient trois les garces. La pire des trois se trouvait à ma droite - en toute logique - et s'est présentée psychologue du travail. Gloups... Elle avait tout de la vieille fille aigrie de la vie et des hommes surtout.

    La garce s'est appuyée sur le test de personnalité de 300 questions stupides rempli plusieurs semaines auparavant.

    Etrangement, ou par le fait du hasard, elle a appuyé là où ça fait mal : le manque de dynamisme qui me caractérise.

    Je n'ai pas nié mais j'ai aussi répliqué en argumentant sur une certaine stabilité professionnelle, une volonté de m'en sortir depuis quelques années.

    La garce est revenue à la charge à plusieurs reprises mais je n'ai pas lâché le morceau, je n'ai pas abdiqué et nous nous sommes livrés à un ping-pong infernal de plusieurs minutes... 

20.03.2008

Petit caca nerveux

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    Ce matin c'est un grand jour... un jour qui je l'espère me verra victorieux.

    J'ai un entretien avec un jury prévu à 11 h 30 pour éventuellement démarrer une formation rémunérée qui m'ouvrirait les portes d'un vrai métier - pas un métier précaire comme celui que je fuis actuellement.

    Alors, j'ai réuni toutes les armes de mon côté pour venir à bout de mon pire ennemi : ma phobie.

    Méditation bouddhique au préalable, crème antirougeur, bêtabloquant, anxiolytique et chaîne en or portée par l'être aimé...

 

17.03.2008

Sentiment pas très avouable

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    Ce matin, Anne-Sophie, l'ancienne emploi jeune nous rend visite à l'école où je travaille (bien sûr, pas en tant qu'enseignant !). Anne-Sophie est un peu l'antithèse de ce que je suis : une grande gueule qui sait s'affirmer. Elle le fait avec un naturel déconcertant. Je crois que j'en suis jaloux.
    Je ne suis pas porté à la jalousie, mais là... elle s'affiche avec une telle désinvolture que je ne peux m'empêcher d'éprouver du ressentiment à son égard.
    Elle me fait un peu penser à une serveuse sans complexe de la Fête de la bière ! Une femme en paix avec sa propre masculinité... tout comme j'aimerais être en paix avec ma propre féminité.
 
 

16.03.2008

La Môme Piaf

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    Vendredi soir, nous avons regardé La Môme sur Canal +. Le film est poignant, scandé par les bouleversantes chansons d'Edith Piaf. Son interprétation m'a toujours pris aux tripes.

    J'ai aussi vu le film comme une invitation à embrasser la philosophie bouddhique. A de très rares occasions, j'ai vu Edith calme et sereine. Entre une enfance marquée par la carence affective, puis un goût prononcé pour les paradis artificiels, Edith n'a pas su trouver la voie du bonheur, elle n'a fait que cultiver sa graine de souffrance, cette graine même qu'elle avait arrosé - bien malgré elle - depuis sa plus tendre enfance.

    La parenthèse Marcel Cerdan, quant à elle, illustre encore un autre thème du bouddhisme : l'impermanence. A peine apparu, le bonheur s'est rapidement et tragiquement éteint.

    En tout cas, j'en suis convaincu depuis longtemps, Edith Piaf a été une des plus grandes artistes francophones du XXe siècle et ce film lui rend un bel hommage. 

14.03.2008

Mécanisme de défense

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    Article très intéressant ce mois-ci dans "Alternative santé" sur les mécanismes de défense face à la peur et l'angoisse.

    En tant que phobique social, je me retrouve bien dans certains mécanismes : la fuite notamment celle des événements sociaux angoissants pour moi... ou encore la dénégation... celle de ma souffrance.

    Longtemps d'ailleurs, j'ai voulu fuir, partir à l'étranger, pensant qu'avec ce départ j'effacerais mon lourd passé d'adolescent mal dans sa peau, que je démarrerais une nouvelle vie.

    Mais ma vie en a décidé autrement en m'ancrant ici avec un petit Normand.

    On reste marqué toute sa vie durant par ses parents, qui ont été des modèles, même si par la suite, nous avons tout fait pour ne pas leur ressembler.

    Moi, j'ai haï mon père avec une énergie sans pareille. Finalement, c'est une fois apaisé puis presque réconcilié avec lui que j'ai remarqué que, comme lui, j'avais usé et abusé de la fuite.

    Lui, aura passé sa vie à fuir ses responsabilités de père, de mari et de travailleur. Pour moi, le problème d'être un père ou un mari ne se posera pas, quant à celui d'être travailleur, j'y travaille...

12.03.2008

Qui fait la femme ?

CanardSMg.jpgChez les homos, il y a toujours une question inévitable : "actif ou passif ?" reprenant en écho la question homophobe "Qui fait la femme ?"

En ce qui me concerne, je me rends compte que la frontière entre les deux n'est pas infranchissable, pas parfaitement étanche.

Lundi dernier, je me suis rendu compte que - bien qu'actif - j'avais été instrumentalisé par mon amant passif, soumis à réaliser ses fantasmes et que le dominateur, ça n'était certainement pas moi.

Être passif, comme je me le permets parfois, c'est uniquement penser à son propre plaisir... sans se soucier du plaisir de l'autre, sans avoir peur de tâcher son image... 

10.03.2008

Comme un kleenex

211_kleenex.JPGJe suis furieux.

Hier soir, au cours d'un chat, je me suis fait "lourder" comme un vulgaire kleenex, supprimer de "ses" contacts MSN.

Voilà la sanction pour ne pas avoir répondu aux attentes de ce jeune con qui se disait "chaud" et qui voulait avoir une ou deux photos "HOT" de moi ou encore faire un "plan cam".

Mais moi, je n'avais pas envie de ça, je voulais quelque chose d'un peu plus cérébral...

J'avais croisé cet animal le mois dernier dans un sauna où celui-ci était chargé de l'accueil et probablement aussi du ramassage des capotes souillées à la fermeture.

C'est vrai, je me suis laissé avoir par son regard de braise qui, a posteriori, devait être plus proche du regard d'une biche en chaleur...

Alors, c'est promis, je ne me laisserai plus avoir... 

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